Finances

Autolib’ : Qu’est-ce qu’on nous cache ?

Paris, le 6 avril 2018

Lors de la dernière réunion, publique, du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole qui s’est tenue hier, 11 communes membres du syndicat se sont abstenues sur le budget d’Autolib’, protestant contre les risques financiers que fait peser le déficit d’Autolib’ sur les collectivités locales et contre le manque de transparence dans ce dossier.

Fin 2016, la société Autolib’, filiale à 100% du groupe Bolloré, annonce un déficit prévisionnel de 179 millions d’euros au terme de la délégation de service public Autolib’, en 2023. Elle rappelle que seuls 60 millions seront pris en charge par le groupe Bolloré, comme le contrat le prévoit.

Afin d’expertiser ces prévisions alarmistes, le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole lance en janvier 2017 un audit des comptes d’Autolib’ par le cabinet Ernst&Young. L’audit est terminé depuis plusieurs mois. À ce jour, il n’a toujours pas été rendu public. Lire

Encadrement du déploiement de Vélib’ par des employés municipaux : le groupe UDI-MoDem s’interroge sur la régularité d’une telle procédure

Paris, le 1er mars 2018

Dans une interview parue ce jour, l’adjoint à la Maire de Paris chargé des transports a déclaré que les services techniques, experts et ingénieurs de la Ville de Paris, allaient « encadrer le déploiement et faire le travail nécessaire avec les concessionnaires » pour accélérer le déploiement du nouveau Vélib’, dont le fiasco continue de plus belle, avec une livraison au compte-goutte des nouveaux équipements attendus.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’inquiète de la mise à disposition de ces employés municipaux, durant leur temps de travail, dans le cadre d’un marché attribué au terme d’une procédure concurrentielle, et s’interroge sur la régularité d’une telle intervention.

Cette contribution de la Ville à l’exécution du contrat est de nature à poser des questions sur la réalité d’une « offre concurrentielle » au moment de l’examen des deux candidatures suite à l’appel public à concurrence.

Cela fait courir un risque juridique sur la procédure d’attribution.

Si tel était le cas, les conséquences d’une telle remise en cause et une éventuelle annulation du marché seraient considérables pour les usagers, et pour l’existence même de Vélib’ à Paris. Lire

Annulation du marché publicitaire : Un amateurisme juridique qui coûte cher

Paris, le 5 février 2018

En validant l’annulation par le Tribunal administratif du contrat provisoire des panneaux publicitaires de la Ville de Paris, le Conseil d’État confirme par la même occasion les craintes exprimées en décembre dernier par le Groupe UDI-MoDem sur l’amateurisme juridique avec lequel a été constituée l’attribution de ce marché transitoire.

Par conséquent, les 1630 panneaux de mobilier urbain d’information seront démontés et la publicité sera quasi-absente des rues parisiennes jusqu’à mi 2019, date prévue d’entrée en vigueur d’une nouvelle concession de services… sauf nouveau contretemps.

Après une première annulation l’an passé, ce nouveau camouflet empêche l’exploitation commerciale du réseau d’affichage publicitaire et entraîne une perte sèche de ressources pour la Ville, qui n’encaissera ni les 40 millions d’euros de redevance fixe, ni les 8,3 millions de part variable estimés, prévus par le contrat.

À cette privation de ressources s’ajoute 30 millions d’euros de pertes sur un chiffre d’affaires potentiel qui aurait dû être généré par la publicité numérique durant 5 ans, si le marché attribué au printemps dernier n’avait pas été annulé, encore une fois à la suite du manque de rigueur de la Mairie de Paris, qui avait attribué un marché contraire à son propre règlement local de publicité.  

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Rapport comportant les observations définitives de la CRC sur la gestion du CentQuatre Paris sur l’exercice 2006 et suivants

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Rapport comportant les observations définitives de la CRC sur la gestion par la Ville de Paris des animations emblématiques (Grande Roue, Marché de Noël, etc.)

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Nouveau Vélib’ : une juste compensation pour les usagers

Paris, le 4 janvier 2018

Ce jeudi 4 janvier, à midi, le site internet de Vélib’ annonce 62 stations opérationnelles à Paris, soit à peine 6% du nombre total de stations prévues à terme dans la capitale, et à peine plus de 10% des 500 stations prévues à l’origine pour fonctionner dès le 1er janvier 2018. Pour les usagers de Vélib’, l’année 2018 commence aussi mal que ne s’était terminée l’année 2017.

La Présidente du syndicat mixte Autolib’-Vélib’ Métropole, Mme Catherine Baratti-Elbaz, par ailleurs maire socialiste du XIIe arrondissement, a annoncé la tenue la semaine prochaine d’une réunion consacrée à une amélioration des compensations pour les usagers Vélib’, suite à ce fiasco, reprenant par là une demande répétée depuis plusieurs mois par le groupe UDI-MoDem.

Le groupe UDI-MoDem demande à nouveau au syndicat mixte que tout abonnement pris jusqu’au 31 décembre 2017 soit gratuitement prolongé d’une durée de 6 mois, pour les abonnements aux vélos « traditionnels ». Cette proposition d’un prolongement de l’abonnement a été validée par le Conseil de Paris suite à un vœu de notre groupe en novembre dernier, et il serait temps que la Ville de Paris respecte cet engagement.

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Rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la Grande roue et le marché de Noël : « Un mélange inouï d’improvisation, et d’incompétence »

Paris, le 22 décembre 2017,

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris remercie la Chambre Régionale des Comptes d’Ile-de-France d’avoir confirmé, point par point, tout ce que le Groupe UDI-MoDem a dénoncé depuis Noël 2014, sur l’attribution et les conditions d’exploitation de deux animations, celle de la Grande Roue de la Concorde et celle du marché de Noël des Champs-Élysées.

Comme tout observateur attentif avait pu le relever, à l’évidence ces conventions ont été négociées dans un mélange inouï d’improvisation et d’incompétence, qui a conduit à la totale désinvolture avec laquelle la Mairie de Paris a traité la passation de ces marchés, dans des conditions d’attribution et d’occupation du domaine public approximatives, sans réelle mise en concurrence. En témoignent, dans les éléments du rapport de la CRC parus dans la presse, la sous-évaluation du montant de la redevance, les durées d’exploitation à l’avenant ou encore les 315.000 euros de travaux de consolidation de la place de la Concorde, contribution généreusement offerte par la Ville de Paris.

Outre les Parisiennes et les Parisiens, privés brutalement d’animations en cette période de Noël, les premières victimes de ce gâchis municipal, sont les forains, qui payent cher par leur bannissement de la Ville, cet imbroglio administratif et financier de la mairie. Lire

Vœu relatif à Autolib’

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Rapports de la CRC sur les Ressources Humaines de la Ville de Paris et la gestion des agents non titulaires

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Budget primitif 2018

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