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Ouverture de la Cité Judiciaire : la Ligne 13 condamnée à mort ?

Paris, le 17 avril 2018

Lundi 15 avril, la Cité judiciaire a officiellement ouvert ses portes, débutant ainsi une nouvelle histoire pour le Tribunal de Grande Instance de Paris, dans le quartier des Batignolles, mais inaugurant également un nouvel enfer pour tous les usagers de la Ligne 13 du métro, déjà connue pour mettre à l’épreuve la patience, les nerfs, et la santé mentale des voyageurs les plus aguerris.

Après le déménagement des 1.700 fonctionnaires de la Police Judiciaire en octobre 2017, 36 rue du Bastion, c’est au tour de la Cité judiciaire, la bien nommée, de s’installer entre le boulevard périphérique, Porte de Clichy, et le boulevard Berthier, dans le nouveau quartier Clichy-Batignolles, prévue pour accueillir confortablement 9.000 personnes quotidiennement, entre :

  • les utilisateurs : magistrats, avocats, personnels de police et de gendarmerie, fonctionnaires de l’administration pénitentiaire ou d’autres administrations, personnels d’exploitation ; 
  • les usagers : prévenus libres, gardés à vue ou incarcérés, victimes, témoins, presse ;
  • le public : accompagnants, public des audiences, visiteurs, groupes scolaires, etc.

C’est donc l’équivalent d’une ville de plus de 10 000 habitants qui éclot subitement au nord-ouest de la capitale, sans que les moyens supplémentaires prévus pour s’y rendre et en repartir n’aient été développés à temps.  Lire

Airbnb : une plainte trop tard, une plainte pour rien !

Paris, le 12 avril 2018

 

Après plusieurs années de candeur à l’égard d’Airbnb, là où les autres métropoles mondiales régulaient avec force l’activité des meublés touristiques, la Mairie de Paris est enfin sortie de sa naïveté en portant plainte contre Airbnb et Wimdu.

Lorsqu’en décembre dernier, la Mairie de Paris a créé un permis de louer, le groupe UDI-MoDem avait alerté qu’il s’agissait-là d’une mesure de régulation totalement artificielle, ne s’appuyant ni sur les sanctions, ni sur les moyens de contrôle adéquats et n’empêcherait en rien Airbnb ou d’autres plateforme de s’en affranchir.

Cinq mois plus tard, ces prévisions se sont malheureusement révélées correctes, et la Mairie de Paris paie aujourd’hui le prix de sa passivité, depuis de nombreuses années, face à la montée en puissance du phénomène dérégulé des meublés touristiques. Lire

Autolib’ : Qu’est-ce qu’on nous cache ?

Paris, le 6 avril 2018

Lors de la dernière réunion, publique, du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole qui s’est tenue hier, 11 communes membres du syndicat se sont abstenues sur le budget d’Autolib’, protestant contre les risques financiers que fait peser le déficit d’Autolib’ sur les collectivités locales et contre le manque de transparence dans ce dossier.

Fin 2016, la société Autolib’, filiale à 100% du groupe Bolloré, annonce un déficit prévisionnel de 179 millions d’euros au terme de la délégation de service public Autolib’, en 2023. Elle rappelle que seuls 60 millions seront pris en charge par le groupe Bolloré, comme le contrat le prévoit.

Afin d’expertiser ces prévisions alarmistes, le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole lance en janvier 2017 un audit des comptes d’Autolib’ par le cabinet Ernst&Young. L’audit est terminé depuis plusieurs mois. À ce jour, il n’a toujours pas été rendu public. Lire

Il est juste que la Ville de Paris rende hommage à Arnaud Beltrame

Paris, le 3 avril 2018

Plus d’une semaine après le décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, et quelques jours après l’hommage officiel de la République aux Invalides, rendu à ce véritable héros de la Nation, la Ville de Paris a décidé de lui rendre également hommage, sous une forme encore à définir, lors du prochain Conseil de Paris.

Je propose que soit étudiée la possibilité de nommer la place du futur Tribunal de Grande Instance de Paris, situé dans le quartier des Batignolles, dans le 17ème arrondissement, place Arnaud Beltrame, en accord, bien entendu, avec ses proches, et la mairie du 17ème arrondissement.

Plus encore qu’un héros national, Arnaud Beltrame est devenu un symbole du courage contre la lâcheté, de la civilisation contre la barbarie, du sacrifice héroïque contre l’absurdité kamikaze, du juste choix contre l’injustifiable.  Lire

Abandon du « Prêt Paris Logement » : l’accession à la propriété à Paris est-elle réservée aux premiers de cordée ?

Paris, le 29 mars 2018

Lors du Conseil de Paris du mois de mars, l’exécutif parisien a définitivement enterré le dispositif « Prêt Paris Logement ». Une disparition discrètement orchestrée, sans tambour, ni trompette, d’un dispositif pourtant utile, mais apparemment trop éloigné de l’obsession locative de la Mairie de Paris, qui souhaite que la capitale devienne une ville de locataires, si possible en logements sociaux.

Le « Prêt Paris logement » était un prêt à taux zéro, de 39.600 €, accordé à des ménages d’au moins deux personnes, primo accédant, sous conditions de ressources, avec un plafond de revenu fiscal de référence de 4.368 € par mois pour un couple sans enfants ou encore de 5.726 € pour un couple avec un enfant. Lire

Plaque commémorative en hommage à Xavier Jugelé

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Paris va-t-elle enfin lutter contre la vacance injustifiée des logements sociaux ?

Paris, le 23 mars 2018

 

Au 31 janvier 2018, 1 640 logements du parc social du premier bailleur de la ville étaient vides, avec une durée moyenne de vacance de 794 jours, soit plus de deux ans.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris estime que si ces immobilisations, qui touchent l’ensemble des bailleurs sociaux de la ville, sont souvent fondées, en raison des travaux de réhabilitation, d’isolation, de rénovation thermique ou simplement de remise en état avant relocation, leur durée,  particulièrement longue, nous interpelle.

Il est tout simplement inconcevable que des logements restent vides plus que nécessaire lorsque tant de familles parisiennes sont en attente d’un logement. La prise en charge de ces travaux doit être rapide, efficace, mieux coordonnée, pour limiter au maximum cette durée de vacance. Lire

Streeteo, you’re fired !

Paris, le 21 mars 2018

Le groupe UDI-MoDem a appris par voie de presse qu’une enquête préliminaire aurait été ouverte par le Parquet de Paris à l’encontre de la société Streeteo, chargée de contrôler le stationnement à Paris, suite aux révélations concernant de nombreux faux contrôles qu’elle aurait effectuée.

Si cette information est confirmée, c’est un motif suffisant et impératif de rupture pour demander la rupture du contrat liant la Ville de Paris à Streeteo. C’est le sens du vœu du groupe UDI-MoDem qui sera défendu demain, lors du Conseil de Paris, par notre collègue Valérie Nahmias.

Suite aux trop nombreuses révélations de pratiques illicites, faux contrôles, contrôles réalisés par des agents non assermentés, ralentissements volontaires des procédures de contestation des PV en vue de les rendre caduques, la confiance est depuis longtemps rompue entre cette société et les automobilistes devant s’acquitter du stationnement dans la capitale. Lire

Transports en commun : la gratuité, combien ça coûte ?

Paris, le 20 mars 2018

 

Que la Maire de Paris propose d’offrir aux Parisiennes et aux Parisiens la gratuité des transports en commun semble de prime abord la moindre des choses après l’échec du service Vélib’, inopérant depuis des mois.

Voilà une idée qui parait séduisante, et qui, présentée dans les grandes lignes, aurait le mérite de la modernité.

Mais à y regarder de plus près, le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris se demande s’il s’agit véritablement d’un cadeau, tant pour le portefeuille des Parisiens que pour leurs conditions de transport.

Comme d’habitude, Anne Hidalgo est généreuse avec l’argent des autres. Il faut que cette proposition s’adosse à une véritable crédibilité économique et financière. Le Pass Navigo est actuellement cofinancé par les usagers, mais aussi leurs employeurs. Augmenter la participation des employeurs risquerait d’être un frein à l’attractivité économique, tout comme augmenter la fiscalité directe des Parisiens ferait de cette mesure un cadeau pas vraiment désintéressé.

De plus, il est probable que la Maire de Paris ne prenne pas le métro tous les jours, auquel cas elle aurait pu se rendre compte de l’indigence actuelle des conditions de transports. Un constat de saturation, au-delà des heures de pointe, à cause d’un manque d’anticipation de la hausse de la fréquentation, depuis plusieurs années, que nous ne cessons de dénoncer. Cette saturation risque d’être amplifiée par une telle mesure. Dans les mois qui ont suivi la mise en place de la gratuité des transports en commun dans les villes de Dunkerque, Aubagne ou Châteauroux, la fréquentation des transports a en effet, au minimum, doublé.

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Modification des conditions d’attribution du “Prêt Paris Logement” (PPL) et du “Prêt Parcours Résidentiel” (PPR)

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